Moins de flics, plus de justice

Moins de flics….
Je vais aborder un sujet qui ne va peut-être pas plaire à tout le monde. Celui de l’omniprésence policière. La France est devenu un pays « ultra » fliqué. En région parisienne, on ne peut plus circuler 5 minutes sans croiser une patrouille de police.
Je ne suis pas de ceux qui réclament davantage de moyens policiers. Je laisse ce genre d’arguments aux mauvaises habitudes clientélistes des politiciens vulgaires de l’UMP. Ce genre de revendication battue et rebattue laisse sous-entendre que les problèmes épineux de délinquance et de criminalité pourraient être réglées par un renforcement de la présence policière. Ce genre de revendication faussement droitière trompe les français en leur faisant croire qu’il n’ y aurait pas d’autre alternative que celle de loger un flic à chaque coin de rue. C’est faux et moi ça m’emmerde. Je n’ai pas cet idéal pour mon pays.
Je précise que je n’ai bien sûr aucun reproche à faire à la police en général. Je n’ai rien contre les flics, ni d’ailleurs contre les pompiers, les infirmiers ou les boulangers. Je regrette seulement de constater que la France est devenue le pays le plus fliqué d’Europe. Au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, vous ne rencontrez pas des flics comme ça à chaque carrefour. C’est du moins l’impression que j’en ai eu en visitant ces pays récemment. Et je ne m’y suis jamais senti en insécurité. Bien au contraire.
La France n’a pas besoin de plus de flics. Ce n’est pas vrai. Elle aurait plutôt besoin du contraire. On peut jauger le niveau d’insécurité d’un pays à l’aune de son quadrillage policier. Et la règle n’est pas celle que l’on croit : Plus il y a de flics dans nos rues, plus ces rues sont dangereuses.
Bien évidemment, ce n’est pas la police qui crée l’insécurité. Mais sa présence est un indicateur, un signe. Elle témoigne de la faillite d’une société. Un pays de flics est un pays en crise.
Et plus de justice…
C’est de davantage de justice dont nous avons besoin. D’une justice efficace qui corrige et sanctionne, une justice qui protège les gens ordinaires, vous et moi, de la prolifération de ces parasites sociaux qui rongent chaque jour un peu plus la société.
Il faut en revenir aux textes ( !), au code pénal et en finir avec cette jurisprudence socialo – marxisante qui exige des magistrats qu’ils se préoccupent d’abord des conséquences individuelles de la sanction pour ne se pencher qu’ensuite sur son sens et sa portée pour la collectivité.
Un « néo-protestantisme judiciaire ». C’est mon idée. Elle est simple et accessible. Les juges doivent s’en remettre au code pénal et à l’esprit de ses lois. L’institution judicaire doit être « réformée ». L’obscurantisme qui y règne doit être éradiqué.