Un petit Borloo de saison à Matignon

Publié le par Chouan

BORLOO A MATIGNON ?

Le pays légal vient de se fabriquer une nouvelle coqueluche comme il en a le secret en la personne du ministre Jean-Louis Borloo que le consensus aurait déjà nommé à Matignon pour une petite saison en attendant le grand règlement de comptes de 2007. Un « Borloo de saison » dont le pays réel n’a que faire et sur lequel je crois nécessaire tout de même de se pencher.

Jean-Louis Borloo est né le 7 avril 1951 à Paris. Il fait toutes ses études dans une cité ouvrière de la banlieue est de Paris. Non, bien sûr, l’ancien scout Jean-Louis est un élève du lycée Janson de Sailly où il fait la découverte de deux matières qui le passionnent : La philosophie et l’histoire.

A 21 ans, il décroche une double licence en droit et philosophie. Il porte un grand intérêt à la Chine de Mao. Il va même jusqu’à le rencontrer et le saluer à l’occasion d’un voyage initiatique. Mais, pragmatique, Borloo se lance dans des études de finance et part faire son MBA à Manchester.

Devenu avocat d’affaires au début des années 80, Borloo rencontre Bernard Tapie en 1986. Il n’a que 35 ans. Il en devient l'avocat et une solide amitié se noue. Tapie le pousse à s’engager dans ce nouvel Eldorado qu’est le football. Borloo sera Président du FC Valenciennes, le célèbre club de l’affaire VA-OM. Très populaire à Valenciennes, il en devient le maire dés 1989 en se faisant élire au premier tour (!) avec 76% des voix.

Dans l’affaire VA-OM, Borloo soutiendra son grand copain Tapie. Quand l’affaire éclate, Borloo n’est plus le Président du club nordiste mais il est bien entendu au courant dés le départ de la corruption organisée par son ami et ancien client marseillais. La morale a ses limites pour Jean-Louis Borloo, ce sont celles de l'amitié.

 

 

 

Associé au redressement de la Région nord intervenu au début des années 90, Borloo s’enracine à Valenciennes et devient député en 1993 après avoir été élu député européen sur la liste fédéraliste et maastrichienne de Simone Veil…

Porte parole de l’UDF en 2001, il devient ministre délégué à la Ville et à la rénovation urbaine pour appliquer le super programme socialiste de Jean-Pierre Raffarin dont nous savons tous qu’il consiste à prendre l’argent des français moyens pour aller le dépenser toujours plus dispendieusement dans les « quartiers » comme on dit en banlieue ou dans les « territoires » comme le dit Chirac lui-même.

Considéré comme le « punk » du gouvernement, Borloo s’est forgé une réputation bien abusive de centriste désintéressé et vertueux qui ne pratiquerait pas la langue de bois et ne souhaiterait que réussir les missions qui lui sont confiées. Le plan Borloo de cohésion sociale n’est qu’un enchevêtrement de mesurettes socialistes renforcées, n’apportant rien de nouveau à la politique menée depuis 20 ans et participant au creusement des déficits publics.

Pour parfaire sa respectabilité et malgré un physique peu avantageux comparé à Madame, il épouse en 2005 Béatrice Schönberg mettant ainsi une nouvelle fois en évidence l’existence bien réelle de cette société de connivence politique et médiatique qui a un intérêt intime et particulier à ce que rien ne change véritablement dans notre pays.

Pour finir le personnage, notons que Jean-Louis Borloo est devenu en 2005 co-président du très républicain et maçonnique Parti Radical aux côtés d’André Rossinot. C’est dire si en ces temps troublés la France a besoin de Jean-Louis Borloo…  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans PAUVRE DROITE

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