Des larmes légitimes mais insuffisantes

Publié le par Chouan

Je n’ai pas envie de faire un étalage d’adjectifs aussi insuffisants qu’inutiles pour qualifier les deux crimes qui ont été commis ce week-end sur Mathias et Madison. Cette litanie d’adjectifs me rappelle ces traditionnelles paroles creuses et diplomatiques que les autorités publiques prononcent chaque fois qu’une catastrophe ferroviaire, aérienne ou civile se produit dans un pays.

 Ce ne sont pas les paroles larmoyantes qui protègent les populations. Ce sont les actes. Ce que je réclame ne relève pas de la psychose sécuritaire que des intellectuels soi-disant humanistes mais surtout irresponsables ont un peu trop souvent tendance à décrier. Je n’accepte plus de recevoir des leçons dans ce domaine. Ils portent indirectement la responsabilité de ces crimes.

Nous ne savons encore rien de l’assassin du petit Mathias. Mais la probabilité est grande que cet enfant ait été une nouvelle fois victime d’un pervers récidiviste, déjà connu de la justice et remis encore une fois en liberté en vertu de ce laxisme judiciaire dont les conséquences criminogènes ne font plus aucun doute aujourd’hui. Cela ne peut pas continuer.

Des mesures ont été prises ces dernières années pour le fichage ADN de toutes les personnes impliquées dans des affaires de mœurs. C’est la moindre des choses. Je réclame bien davantage : L’isolement définitif et la mise hors d’état de nuire de tous ces malades qui courent encore nos rues. Toute personne impliquée et condamnée dans une affaire de pédophilie s’exclut d’elle-même du contrat social qui lie les hommes les uns aux autres dans notre société. Dans de telles affaires, le contrat doit être considéré comme définitivement rompu. La société n’a plus rien à devoir à ces individus. Son seul devoir est de protéger les innocents. La vie est trop courte et trop précieuse pour être gâchée par les états d’âmes de magistrats idéalistes.

Aucun risque ne doit être pris pour des raisons "philosophico-humanistes" aussi hasardeuses que contestables. Seule la sécurité des personnes et des enfants nous importe. Tout le reste n’est que du bavardage philanthropique.

S'il s'avère que la mort de Mathias aurait pu être évitée, nous pouvons collectivement avoir honte de notre société, du choix de nos lois, de leur sens et de leur portée.

 

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Publié dans NOTRE SOCIETE

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C
Ce que je peux vous dire, c'est qu' avec mes amis au pouvoir, les assassins n'auraient jamais l'occasion de récidiver. Avec les vôtres, nous savons ce qu' il en est de la justice.
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O
Et si ce n'est pas un récidiviste, vous avalez votre chapeau ?
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