BELGIQUE

Je tombe sur un article rédigé par Olivier Carer sur Altermédia. Son auteur y évoque l'avenir incertain des institutions belges et nous fait part de sa volonté de proposer, si nécessaire, le rattachement de la Wallonie à la France.
Vu de Belgique, la bonne volonté d'Olivier Carer semble avoir été interprétée par de nombreux lecteurs de ce site d'information comme une position expansionniste française. Ils nous font un mauvais procès.
L'idée sous-tendant cette proposition est simple : L'éclatement de la Belgique, s'il semble de plus en plus probable, n'en constitue pas moins une menace pour l'unité de pays comme la France ou l'Espagne. Cet éclatement serait une aubaine pour certains de nos autonomistes qui, il faut bien le reconnaitre, ont de plus en plus de bonnes raisons à essayer de nous quitter. L' auto-désintégration de notre pays qui s'accélère ne risque pas de les convaincre du contraire.
La France pourrait en effet avoir bien des difficultés à retenir éternellement les uns et les autres, corses, bretons, basques ou alsaciens si elle se montre incapable de lutter contre les conséquences de son immigration passée, présente ou à venir.
En tout état de cause, la question de l'identité wallonne ne peut pas être résolue à Paris. La souveraineté des belges, c'est d'abord de pouvoir leur permettre de choisir librement leur avenir, que celui-ci soit flamand, wallon ou français.
La France n'a pas à jouer la carte de nos frères wallons contre nos camarades flamands ou celle du Royaume contre la partition. Elle se doit de réfléchir, de préparer et d'organiser le rattachement éventuel de la Wallonie si les belges en manifestaient un jour le désir. Leur proposer ce rattachement, ce n'est pas leur imposer.
N'oublions que la bien-pensance a cessé de se moquer de la Belgique. Depuis Coluche, on ne plaisante plus avec nos voisins. Le faire serait oublier que la question de l'identité belge est devenue sérieuse. Il est donc aujourd'hui de bon ton de manifester sa solidarité avec une certaine belgitude comme on a pu soutenir hier les revendications bosniaques ou aujourd'hui celles du Kosovo.
La Belgique représente énormément de choses pour les apôtres du multi-culturalisme français et ce n'est pas un hasard.