AU CAS PAR CAS

Publié le par Chouan

Le débat Royal / Sarkozy vient de se terminer. Il a été d'un niveau particulièrement médiocre et a démontré à quel point le marketing démocratique pouvait encourager la surenchère démagogique, jusqu'à la caricature. Nous avons eu droit à un véritable concert dissonnant de vaines promesses électorales qui ne seront jamais tenues, celles qui n'engagent que ceux qui les reçoivent comme disait l'autre...

En revanche, sur le plan de l'âpreté des échanges, il a été d'une tenue plus intéressante que le dialogue ronronnant qui avait réuni Jacques Chirac et Lionel Jospin en 1995. Cete fois-ci, on ne s'est pas trop emm... Mais nous étions tout de même loin du vrai débat définitif auquel nous aurions pu assister si Jean-Marie Le Pen avait été autorisé à affronter Jacques Chirac en 2002.

Que retenir de ces deux heures de palabres ? Pour les sujets les plus conventionnels, le Figaro ou Libération sauront tirer les conclusions convenables pour leur lectorat respectif.

Un point d'accord important entre les deux candidats doit être souligné ici sur ce blog : C'est celui de la question de l'immigration. Nicolas Sarkozy souhaite pratiquer plutôt massivement une politique de régularisation "au cas par cas" alors que Ségolène Royale souhaite pratiquer plutôt "au cas par cas" une politique de régularisation massive... Bref,  avec ces deux préférences, parfaitement interchangeables, rien ne devrait finalement changer. Les deux concurrents en sont même convenus ensemble. La question première et capitale de l'immigration n'a d'ailleurs été survolée que durant quelques dizaines de secondes, les deux débatteurs ayant ainsi tacitement reconnu leur co-responsabilité historique sur le sujet où ils ne pouvaient apparaitre que complices.

Quant à nous, au cas par cas, nous nous abstiendrons massivement dimanche, puisque nous n'avons aucunement l'intention de participer de près ou de loin à ce désastre français qui ira demain, c'est écrit, en s'accélèrant.

 

 

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Publié dans AUTRES - DIVERS

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