LE PEN : LA LEGENDE DU POUVOIR REFUSE

Publié le par Chouan

Dans la "blogoscopie" des faux arguments les plus répandus sur le Front National et Jean-Marie Le Pen, le premier d’entre eux est celui qui consiste à faire circuler l’idée selon laquelle son Président aurait tout fait pour ne jamais donner à son mouvement une envergure et une crédibilité gouvernementales. Pour freiner sa progression, Le Pen aurait ainsi multiplié stratégiquement les provocations pour dissuader les français de le rejoindre massivement dans son combat qu’ils seraient nombreux à juger légitime mais malheureusement galvaudé.

Cette affirmation est répétée inlassablement par les villiéristes.

 
L’affirmation est doublement contestable même si elle semble a priori recevable quand on pense au tort que certaines affaires médiatiques ont pu effectivement causer à la droite nationale.

Elle suppose en premier lieu que les procès médiatiques à répétition qui ont parsemé le parcours de JMLP ces vingt dernières années étaient légitimes, ce qui est pour le moins discutable quand on prétend soi-même s’affranchir du politiquement correct, de sa fausse morale et de ses fausses valeurs… Vouloir faire dans la rébellion nationale sans jamais heurter la sensiblerie médiatique est une gageure insurmontable. Même Jacques Chirac n’y est pas parvenu à une époque ou certains bruits et certaines odeurs l’incommodaient encore.

C’est pourquoi l’idée selon laquelle il eut été possible de faire du Le Pen sans Le Pen est une foutaise psychanalytique, une vue de l’esprit que certains discours intellectualisent à des fins uniquement partisanes. On affirme que certaines « provocations » auraient pu être évitées ? C’est possible mais c’est oublier les dizaines d’autres qui ne sont jamais sorties parce que la raison politique commandait de s’y opposer. En 25 ans de vie politique, dans une société aussi gravement atteinte que la nôtre, on pourrait tout aussi bien dire qu’ il est même remarquable qu’il n’y en ait pas eu davantage…

L’affirmation « Le Pen n’a jamais voulu le pouvoir » est donc surréaliste. Elle sous-entend que sans son géniteur et son leader charismatique, le Front National aurait pu (aurait du) atteindre des sommets qu’aucun leader politique n’a pourtant jamais été capable d’atteindre en dehors des grands partis confortables de la « bande des quatre ». Pourtant, seul Jean-Marie Le Pen est parvenu à bâtir un mouvement structuré et efficace électoralement en dehors du pré-carré UMPS. Il y est parvenu en lui faisant conserver une singularité qui permet encore aujourd’hui à des millions d’électeurs de garder espoir et de croire en un avenir aux contours incertains mais néanmoins différent de celui qui s’annonce. Cet espoir se serait probablement envolé depuis bien longtemps si JMLP avait suivi très tôt certains conseils comme d’autres ont pu le faire avec le succès que l’on sait (...) dans plusieurs de nos pays voisins.

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Publié dans AUTRES - DIVERS

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A
Belle prose, non étayer par des faits évidemment.Mais comment cela serait il possible...
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