Peut-on être patriote et en froid avec « son » équipe de France ?
Mise au point
Nous savons tous que la principale caractéristique de l’équipe de France est d’être composée dans une très large majorité de joueurs qui sont issus soit de l’immigration, soit des départements et territoires d’outre-mer. On nous rebat d’ailleurs les oreilles avec ce particularisme et notamment quand les victoires s’enchaînent. Nous savons que cette équipe de foot est grossièrement exploitée par les médias gouvernés par le politiquement correct qui en tirent un argument supplémentaire pour légitimer la présence toujours plus massive d’immigrés en France. Nous connaissons le refrain par cœur, l’immigration serait « une chance pour la France » et les joueurs de football nous en apporteraient une vivante démonstration. Nous savons aussi qu' aucun peuple dans le monde n’accepterait d’être aussi peu « représentée » par son équipe de football. Si l’équipe d’Italie n’était plus composée que de joueurs d’origine africaine, si l’équipe allemande n’était plus animée que par des joueurs d’origine turque, si l’équipe ivoirienne était essentiellement constituée de blancs d’origine française, si l’équipe de Corée n’était défendue que par des joueurs d’origine japonaise vous ne trouveriez guère de supporters italiens, allemands, ivoiriens ou coréens pour les soutenir. C’est une certitude et ce raisonnement analogique relève du simple bon sens. Dans cet esprit, si l’équipe de France était encore composée à 90% de joueurs blancs, bretons, tourangeaux ou provençaux, des petits gars bien de chez nous, l’équipe ne serait guère soutenue par les jeunes français issus de l’immigration et notamment par les beurs et les blacks de banlieue. Il ne faut pas se leurrer et s’imaginer que l’amour de la France a subitement envahi les cœurs de ceux qui mettaient encore le pays en coupes réglées au mois de novembre dernier. Une telle équipe, trop enracinée, trop marquée ethniquement, serait également moins appréciée par cette société médiatique et bien pensante qui, à n'en pas douter, jugera même très sévèrement les manifestations de soutien enthousiaste des supporters comme l’expression d’un « patriotisme guerrier et rétrograde ». Les raisons qui sont à l’origine de l’engouement pour cette équipe dans nos banlieues sont les mêmes qui expliquent la froideur des réactions de nombreux patriotes de notre famille de pensée. Quand on soutient une formation pour des raisons « identitaires », comme c’est le cas chez ces millions de supporters « français » blacks-blancs-beurs, on est en droit de ne pas la soutenir pour ces mêmes raisons identitaires. Elles ne sont pas positives dans un cas et négatives dans l’autre. Il est même possible d’affirmer que cette solidarité à caractère « idéologique », « politique » ou « ethnique » qui se manifeste à l'égard de l’équipe de France relève d’une approche « racialiste » non avouée et non avouable qui est tout aussi critiquable que celle qui me laisse présentement à l’écart de cet emballement de circonstance. J’ai connu 1998 et l’immense « politisation » qui a suivi la victoire de l’ équipe de France, une victoire que j’avais pourtant moi-même fêté comme tout un chacun dans la rue, mais je n’ai pas l’intention de me « faire avoir » une deuxième fois par le système et ses insupportables manipulations. Depuis 1998 la situation française s’est encore très nettement aggravée, notre pays n’a plus les moyens de se laisser berner par les victoires illusoires de son équipe de football. L'heure est à la vigilance politique.