Le Rap-porteur de Monsieur R

Monsieur R. mériterait de recevoir la « flamme d’or » pour service rendu à la cause du mouvement national, cette décoration qui récompense les militants nationaux les plus dévoués, les plus fidèles et les plus courageux. Le procès du « chanteur » s’ouvre aujourd’hui à Melun. Le rappeur est jugé pour les textes de sa chanson intitulée « FranSSe » dans laquelle il est dit notamment : :
« La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope faut la traiter, mec »
Ce procès fait suite au dépôt d’une plainte dont l’initiative revient au Député UMP Daniel Mach. Il est de coutume dans nos milieux de décrier ces groupes de RAP qui distillent leur venin et sont supposés provoquer des sentiments de haine anti-française ou anti-blancs, sentiments qui se généraliseraient dans les esprits de toute une jeunesse. Rien n’est moins sur. Car ces individus nous rendent un grand service. Leur notoriété est bien plus efficace, en termes de répercussion politique, que les dizaines de tractage que vous êtes appelés à distribuer courageusement sur les marchés et dans les quartiers. Ces rappeurs ne sont pas responsables de la haine anti-flics ou de la haine anti-française qu’ils proclament, ils n’en sont que l’échos. Ces groupes ne sont que l’illustration « musicale » d’un rejet profond de notre pays largement partagé par des centaines de milliers de jeunes que notre société encense et « victimise » en mettant fréquemment en avant le supposé « racisme » dont ils seraient l’objet. Or, toutes ces salades sur le racisme sont naturellement abusives. Le racisme anti-français est lui en revanche bien réel. Si cette haine et ce racisme anti-français n’étaient pas largement partagés dans les banlieues, le succès commercial d'un Monsieur R ne serait pas celui que nous savons. Monsieur R incarne toute une jeunesse. Il est leur porte-drapeau. Je ne m’associe donc pas à ces poursuites judiciaires qui, notons-le, ne sont pas intentées par le Ministère Public comme cela aurait dû être le cas puisque le viol de la loi est manifeste mais par un élu « isolé » qui se pourvoit en justice comme n’importe lequel d’entre nous aurait pu le faire. En attendant, les albums de Monsieur R. restent en tête de gondole et continuent d’être promus par la FNAC, Virgin et tous les grands distributeurs. Radios et télés diffusent « l’artiste » et continuent de se faire du fric avec ce Monsieur R. On nage en pleine hypocrisie.