Le Foot, c'est la guerre !
Extrait du bulletin D'Ile de France n° 42 du 29 juin 1998
Au Brésil....
A ceux qui se sont laissés convaincre que le violence était le propre des supporters nord-européens, nous leur conseillons de se renseigner sur la sécurité dans les stades brésiliens. Ils relativiseraient leur jugement un peu facile sur le public anglais.
Contrairement aux idées reçues et véhiculées en France par des journalistes aussi nuls que mielleux (façon Gérard Holtz), le football sur le continent sud-américain n’est pas toujours la fête que l’on nous présente de manière caricaturale. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de noirs dans les stades brésiliens que tout va pour le mieux. La violence y est bien plus importante qu’en Europe. Il faut savoir que dans ce pays passionné de football, les stades y sont désertés en raison de l’insécurité qui les caractérise. Dans le grand Maracana, on ne compte rarement plus de 10.000 spectateurs ! Dans le stade du Morumbi, en 1995, 20 000 supporters ont réglé sur le pelouse un contentieux subitement devenu général. La « castagne » a fait un mort et des centaines de blessés. Depuis les groupements de supporters ne peuvent plus crier leur appartenance, ni se reconnaître au port de leur maillot et par conséquent se défier puisque la fédération en a interdit le port. Dans le temple du football de Maracana, les écharpes, les drapeaux et les maillots aux couleurs des équipes sont strictement interdits !
« La violence incarne l’expression de notre démocratie et à ce titre mérite le respect ». Non ! ce n’est pas Mussolini qui a tenu ces propos, c’est Joao Havelange, pensez-vous donc, le Président brésilien de la FIFA (extrait de Sports Mag de juin 98, page 17).
Alors durant le mondial, messieurs les donneurs de leçons, laissez les nationalistes que nous sommes un peu tranquilles ! Oubliez-nous et laissez donc votre haine… au vestiaire.